8 articles avec economie

Mangez dans un établissement géré par Elior, les actionnaires vous remercieront

Publié le par Oui-mais

Je l'ai déjà dit, j'ai le "plaisir" de manger dans une cantine gérée par Elior. Pour faire simple, mon employeur prétend que le prix de revient de mon repas subventionné est d'environ 7,20€. L'équilibre alimentaire est très discutable, le seul poisson connu le colin (lieu noir), sauf les rares semaines où il y a du Hoki (tout juste mangeable). Les jours où il y a des raviolis, je mange dans un kebab pour 5,50 € (prix brut sans aucune aide de personne), c'est meilleur. Mais y manger tous les jours serait trop monotone.

Mais grâce à moi et mes collègues les actionnaires d'Elior toucheront une augmentation de dividende de 31%. Les les gestionnaire ont réussi d'augmenter les marges et, bien sûr, le chiffre d'affaire est en augmentation.

La marge, c'est ce qui reste dans la poche quand toutes les charges ont été payées. Comment l'augmenter? Acheter p.ex. la semoule, la viande hachée etc. moins cher et augmenter simultanément le prix de chaque repas de quelques centimes.

Sources: Reuters - Elior résultats 2015-2016,

Capital - L'action monte

 

Publié dans Cuisine, Economie

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L'état français fait des économies – fini la prime pour l'emploi

Publié le par Oui-mais

Pendant de nombreuses années, mon foyer fiscal a reçu la prime pour l'emploi. Le montant variait d'après des critères restés mystérieux, toujours entre 250 et 500 €. Fin 2015, il y a eu une grande campagne que la prime pour l'emploi sera versée par les allocations familiales (caf) à partir de 2016. Les journalistes ont bêtement répété qu'un célibataire au smic pourrait toucher environs 80 € par mois. Méfiant, j'ai fait un tour sur le simulateur de la caf. Résultat : si j'étais seule je toucherais environs 200 €/mois, mais mon compagnon touche l'allocation spécifique de solidarité et à deux nous sommes trop « riches ». Smic net 1.150 €, revenus de mon foyer, soit 2 personnes, à peu près la même chose.

Je n'ai jamais fait la démarche de demander la nouvelle prime d'activité, car mes expériences avec les allocations familiales sont trop mauvaises. Chaque fois que j'ai été obligé de demander leur aide, je n'ai eu que des ennuis – le comble c'était l'année où on voulait que je rembourse les sommes versées sous prétexte que je n'ai pas déclaré au mois de mars que j'aurais un travaille 6 mois plus tard ! Il fallait faire un dossier de recours pour faire annuler leur décision.

Je me demandais bien si j'aurais l'équivalent de la prime pour l'emploi sans démarches auprès de la caf. Réponse sur ma déclaration d'impôts : « La prime pour l'emploi n'est pas reconduite en 2016. Vérifiez sur caf.fr si vous pouvez bénéficier de la prime d'activité versée par les caisses d'allocations familiales »

Le gouvernement a prétendu simplifié les démarches : pour moi, rien ne peut être plus simple que la prime pour l'emploi jusqu'en 2015 : je faisais ma déclaration de revenus et si j'avais droit à la prime, je la recevais automatiquement au mois d'août. En vérité, la nouvelle mesure a le but de faire des économie, un à deux millions de personnes ne toucheront plus rien.

« Le montant de la prime sera parfois plus élevé mais elle touchera moins de monde : 4 à 5 millions de personnes, selon le gouvernement, au lieu de 6 millions pour la PPE et le RSA réunis. » (source)

Actuellement, les économies sont même plus importantes car au mois d'avril 2016, seulement 1,8 millions de foyers ont fait la démarche et reçoivent la nouvelle prime d'activité (source).

Publié dans Economie, emploi, impots

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Les salariés sont trop chers, la faute à qui si les prix des hôtels augmentent ?

Publié le par Oui-mais

La semaine dernière j'ai lu que les hôteliers se plaignent de la concurrence « déloyale » des meublés de tourisme. Au printemps, il se plaignaient de l'idée de la ville de Paris d'augmenter la taxe de séjour pour les touristes. Il était question de 8 Euros par nuit. Toujours les mêmes déclarent que le personnel est trop cher. Il conviendrait de baisser les salaires. Et aujourd'hui je lis les derniers chiffres des prix d'une chambre d'hôtel standard à Paris. Une petite augmentation de 147 € à 217 € (seulement 48%).

On se plaint que la ville veut prélever 8 € (taxe de séjour) et juste après on se met 70 € dans la poche. Parce qu'il ne faut pas croire qu'on augmentera le salaire de la femme de chambre, du réceptionniste etc. Mais il ne faut pas non plus que les hôteliers s'étonnent si une certaine catégorie de client préfère un meublé chez un particulier, qui reviendra un peu moins cher pour un petit budget (J'en ai vu certains qui sont aussi chers qu'un hôtel).

Comment un salarié qui n'a pas été augmenté par son patron pourra payer une chambre d'hôtel qui a augmenté de 48 %?

Les chiffres ci-dessus sont des moyennes et peut-être l'ouverture d'un ou deux hôtels de luxe ont faussé les données.

Voir aussi mon article de fin juin : "Tourisme en France".

Publié dans Travail, Economie

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Comparaison : Régions françaises et Länder allemands

Publié le par Oui-mais

La France compte 27 régions en 2014, 22 en métropole et 5 en outre-mer.

Depuis 1990 l'Allemagne a 16 Länder (singulier Land).

Chaque fois qu'il est question de réduire le nombre de régions en France des politiciens sortent l'argument que les Allemands ont moins de régions et que c'est pour cela que le pays s'en sort mieux. Que des connaisseurs des deux pays soulignent que c'est faux n'y change visiblement rien.

C'est pourquoi j'ai décidé de faire des listes comparatives à l'aide des Wikipédia en allemand et en français (les chiffres sont plus à jour que celle de mes dictionnaires).

Je ne tiens pas compte de l'outre-mer

Surface de l'Allemagne 357.167,94 km2 nombre d'habitants 80.777 millions (226 habitants/km2)

Surface de la France 551.695 km2 nombre d'habitants 63,9 millions (115,8 habitants/km2)

 

On constate tout de suite que la France a moins d'habitants répartis sur un territoire plus grande que le voisin allemand.

La surface n'est pas non plus une garantie d'un PIB élevé par habitant, en tête il y a Hambourg et Brême.

Ci-dessous des tableaux comparatifs

1) Régions et Länder par nombre d'habitants décroissan

  Région / Land Habitants Surface km2
de Rhénanie-du-Nord-Westphalie 17 837 000 34 085
de Bavière 12 560 000 70 551
fr Ile-de-France 11 852 851 12 011
de Bade-Wurtemberg 10 758 000 35 751
de Basse-Saxe 7 996 942 47 624
fr Rhône-Alpes 6 283 541 43 698
de Hesse 6 083 000 21 114
fr Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 916 069 31 400
de Saxe 4 192 700 18 415
fr Nord-Pas-de-Calais 4 042 014 12 414
de Rhénanie-Palatinat 4 005 000 19 853
fr Pays de la Loire 3 601 113 32 082
de Berlin, ville état 3 499 879 891
fr Aquitaine 3 254 233 41 309

2) Régions et Länder par surfaces décroissantes

fr Bretagne 3 217 767 27 208
fr Midi-Pyrénées 2 903 420 45 348
de Schleswig-Holstein 2 834 305 15 799
fr Languedoc-Roussillon 2 670 046 27 376
fr Centre 2 556 835 39 151
de Brandebourg 2 525 404 29 478
de Saxe-Anhalt 2 435 062 20 446
fr Lorraine 2 350 657 23 547
de Thuringe 2 312 870 16 172
fr Picardie 1 918 155 19 399
fr Alsace 1 852 325 8 280
fr Haute-Normandie 1 839 393 12 317
de Hambourg, ville état 1 789 919 755
fr Poitou-Charentes 1 777 773 25 810
de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale 1 693 754 23 180
fr Bourgogne 1 642 734 31 582
fr Basse-Normandie 1 475 684 17 589
fr Auvergne 1 350 682 26 013
fr Champagne-Ardenne 1 336 053 25 606
fr Franche-Comté 1 173 440 16 202
de Sarre 1 043 167 2 568
fr Limousin 741 072 16 942
de Brême, ville état 661 270 404
fr Corse 314 486 8 680
  Région / Land Habitants Surface km2
de Bavière 12 560 000 70 551
de Basse-Saxe 7 996 942 47 624
fr Midi-Pyrénées 2 903 420 45 348
fr Rhône-Alpes 6 283 541 43 698
fr Aquitaine 3 254 233 41 309
fr Centre 2 556 835 39 151
de Bade-Wurtemberg 10 758 000 35 751
de Rhénanie-du-Nord-Westphalie 17 837 000 34 085
fr Pays de la Loire 3 601 113 32 082
fr Bourgogne 1 642 734 31 582
fr Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 916 069 31 400
de Brandebourg 2 525 404 29 478
fr Languedoc-Roussillon 2 670 046 27 376
fr Bretagne 3 217 767 27 208
fr Auvergne 1 350 682 26 013
fr Poitou-Charentes 1 777 773 25 810
fr Champagne-Ardenne 1 336 053 25 606
fr Lorraine 2 350 657 23 547
de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale 1 693 754 23 180
de Hesse 6 083 000 21 114
de Saxe-Anhalt 2 435 062 20 446
de Rhénanie-Palatinat 4 005 000 19 853
fr Picardie 1 918 155 19 399
de Saxe 4 192 700 18 415
fr Basse-Normandie 1 475 684 17 589
fr Limousin 741 072 16 942
fr Franche-Comté 1 173 440 16 202
de Thuringe 2 312 870 16 172
de Schleswig-Holstein 2 834 305 15 799
fr Nord-Pas-de-Calais 4 042 014 12 414
fr Haute-Normandie 1 839 393 12 317
fr Ile-de-France 11 852 851 12 011
fr Corse 314 486 8 680
fr Alsace 1 852 325 8 280
de Sarre 1 043 167 2 568
de Berlin, ville état 3 499 879 891
de Hambourg, ville état 1 789 919 755
de Brême, ville état 661 270 404

3) Les 5 premières Régions et les 5 premiers Länder par PIB / habitant

  
Hambourg 53 611
Brême 43 085
Ile de France 42 712
Hesse 38 490
Bavière 38 429
Bade-Wurtemberg 37 472
+ 5 Länder PIB > 30 000
Rhône-Alpes 28 131
Alsace 26 196
Provence-Alpes-Côte-d'Azur 25 693
Pays de la Loire 25 401

Publié dans Economie, société

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Faire disparaître les départements, regrouper les régions - une idée parisienne

Publié le par Oui-mais

Depuis quelque mois, le gouvernement français a réchauffé l’idée de supprimer les départements et réduire le nombre des régions. Le seul argument me semble être qu’on fera des économies. Malheureusement les dirigeants n’ont aucun chiffre sérieux.
Aucun défenseur du projet semble connaître la vie à la campagne. Un exemple concret:
J’habite une petite commune dans le nord de la Dordogne. Depuis octobre 2002 la commune faisait partie d’une communauté de communes regroupant 12 communes (7.200 habitants sur 205 km2). Le préfet n’a pas demandé l’avis des habitants et décrété que la communauté de commune était trop petite. Donc, depuis le 1er janvier 2014 « notre » communauté de communes regroupe 17 communes (10.600 habitants sur 360 km2). Au passage la densité d’habitants au kilomètre carré a baissé (de 35 à 30). Ce changement est intervenu juste avant les élections municipales où beaucoup de communes ont voté un nouveau maire. Résultat: Rien ne va plus. Ce qui est logique, parce que les élus des villages ne sont pas des professionnels de la politique et de l’administration, en plus il faut constituer des commissions, exécuter tout de suite des décrets venu d’en haut (p. ex. les rythmes scolaires). Pour vous donner une idée de la surface et des distances à parcourir dans l’intercommunalité: la traversé d’est en ouest fait presque 40 km. Il n’y a aucun transport en commun, mais beaucoup de transports scolaire :-). L’autre jour j’ai dit à une voisine qu’à la vue de ces distances j’aurais préféré un rattachement à Angoulême (même distance depuis ma maison). Sa réponse était simple: « C’est pas la même région. » (Mais notre seul transport en commun rudimentaire va à Angoulême.) La plupart des gens n’ont même pas encore remarqué que des petits villages à 30 km de chez eux font maintenant partie de la communié de communes. Il est peu probable qu’un sentiment de communauté se développe à court terme.
En comparaison: la communauté urbaine de Toulouse à une surface de 465 km2. Vu sous l’unique angle de la surface on pourrait encore agrandir notre communauté de communes - et il y a des bruits qui parlent effectivement d’un autre agrandissement « pour notre bien ». Mais à Toulouse il y a 1500 habitants au kilomètre carré et des transports en communs, des routes et autoroutes, des bibliothèques, théâtres, stades, etc.
A mon avis on ne peut pas traiter des régions rurales comme des métropoles. Il n’aura pas d’économies, mais on devra payer beaucoup de frais de déplacement aux employés qu’on envoie pour un remplacement à l’autre bout du territoire - et si sa voiture tombe en panne il ne se déplacera pas. On pourra investir dans des voitures de fonction (bonjour l’économie).
Déjà maintenant je ne vais pratiquement jamais dans le chef-lieu de département Périgueux. Si notre cher président-roi veut supprimer les départements et regrouper les régions (peut-être au passage il reparlera de la suppressions de sous-préfectures) nous devrons aller à combien de centaines de kilomètres pour régler des problèmes avec l’administration?
Vendredi 30 mai le Sud-Ouest titrait « La fronde des élus socialistes » (page 12 ed. Périgueux). Ils peuvent toujours se plaindre qu’on ne les consultent pas. Aujourd’hui leur chef réaffirme son désintérêt profond des régions françaises. Cette fois-ci il veut garder seulement 14 régions - et bien sûr supprimer les départements. Je me demande combien il veut payer de sa poche pour acheter assez de voix pour pouvoir changer la constitution.
Le « Canard enchaîné » (p. 3, 28 mai 2014) a enquêté pour savoir d’où vient le chiffre de 12 à 25 milliards d’euros d’économies qu’on dégagera avec une réforme territoriale: « Vallini s’est souvenu de la règle qui veut qu’une économie d’échelle soit supposée aboutir, en général, à un gain de 5 à 10 €. Il a donc sorti sa calculette pour fournir son chiffre à partir du budget global des collectivités locales : 250 milliard d’euros. » C’est d’un sérieux …. Si je me pointais chez mon banquier avec un projet aussi bien chiffré il me mettrais à la porte.
Il y a toujours les découpages des régions paru dans « Libération » (11 avril 2014), certains sérieux d’autres moins - je suis pour le découpage « pain au chocolat » :-).

Publié dans Economie, Culture

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Emploi et chômage et salaires

Publié le par Oui-mais

Les informations sur le travail sont contradictoires. Entre des hausses continues du chômage depuis plusieurs années, des hausses de salaires et des exigences exprimées par des grands patrons qu’il faut baisser le “coût du travail” pour augmenter la compétitivité de la France on perd la tête.

Voici quelques chiffres:

118.200 d’emplois supprimées sur un an dans le secteur marchand, soit une baisse de 0,7 %. (DARES, indicateur No 051, août 2013)

2438 € salaire brut mensuel moyen en France mi 2013, soit une hausse de 2,1 % (hors inflation 1,3 %, l’inflation étant à 0,8 %) (COM.COSS, 11 septembre 2013). Ce même mois la revue “Intérêts privés” parle d’une inflation de 1,1 % sur 12 mois (No 712, septembre 2013, p.56). - Ce salaire brut est faussé par les très haut salaires des dirigeants. Il est bien connu qu’un ouvrier coûte toujours trop cher à l’employeur et qu’un directeur vaut bien son augmentation de plusieurs milliers d’euros par ans.

Le SMIC horaire depuis le 1er janvier 2013 : 9,43 € (1430,22 € pour 151,67 h). Une augmentation très importante de 0,3 % (je blague !). L’augmentation suivante sera de 10 centimes/heure - 9,53 € au 1er février 2014 (+ 1,1 %). - Suivant la source le taux d’inflation sur un an varie, je ne sais pas si tout le monde utilise la même base de calcul.

Et le constat de l’INSEE en juin 2013, je cite :

"En 2012, le revenu disponible brut des ménages augmente de 0,9 % en valeur, après + 2,7 % l’année précédente. Parallèlement, le prix de la dépense de consommation finale s’accroît de 1,9 % après + 2,1 %, les prix de l’énergie augmentant plus modérément. Le pouvoir d’achat du revenu disponible recule donc (– 0,9 %, après + 0,7 %) : cette évolution est mesurée sur l’ensemble des ménages. Compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel (pouvoir d’achat par unité de consommation) se replie de 1,5 %, alors qu’il était stable en 2011 : c’est la plus forte baisse depuis 1984 (– 1,9 %).

En 2012 c’est la plus forte baisse du pouvoir d’achat depuis 1984 !

Le 14 janvier le président Hollande a lancé une “nouvelle” idée: baisse des charges pour les entreprises contre une promesse d’un million d’emploi - rien de moins. La question se pose : comment le medef peut promettre des emplois? C’est une association d’employeurs. Pour pouvoir promettre quelque chose chaque entrepreneur membre du medef devrait s’engager personnellement par écrit sur le nombre d’embauches qu’il effectuera. A ma connaissance ils n’ont pas l’intention de le faire. Puis j’ai lu cette phrase : “Une étude fait ressortir, que les entreprises sont en sureffectif (250 000).” Qui embauchera s’il a largement assez de personnel? Il a été facile de retrouver la source de l'affirmation. Il s’agit d’un interview avec Eric Heyer de l’ofce (observatoire français des conjonctures économiques - centre de recherche en économie de Sciences Po) d'octobre 2013. Heyer n'est pas le premier journaliste venu. Mais bizarrement la plupart des journalistes, même s’ils ne semblent pas trop y croire, soutiennent maintenant le discours du président. Comme s’il suffisait d’appliquer la pensée positive pour que l’avenir s’arrange.

La réalité

On espère souvent que les emplois aidés permettent la réinsertion des chômeurs long durée et la baisse du chômage. La réalité est de plus en plus souvent différente. Dès qu’il est possible de se débarrasser d’un employé “normal”, par exemple parce qu’il a un contrat à durée déterminée, on le remplace par un emploi aidé. Solde au niveau statistique zéro (un chômeur en moins et un nouveau chômeur). Avantage pour l’employeur : moins de dépenses en salaires - s’il s’agit d’une collectivité, c’est juste une autre poche de l’état qui paie le salaire.

Il y a un autre phénomène : Il y a des entreprises qui externalisent certaines tâches p. ex. la sécurité. De temps en temps elles font des appels d’offres et changent de prestataire, du moment que le nouveau est moins cher que le précédent (faut bien payer l’augmentation du pdg). Jusqu’à la semaine dernière je pensais que le changement du prestataire entraîne le changement du personnel. Quel naïveté! Les employés de l’ex ont le choix entre démissionner et re-embaucher au même poste avec un nouveau employeur ou de rester chez l’employeur - on garde ses avantages liés à l’ancienneté etc - mais comme il n’y a plus de travail on se retrouve au chômage. J’ai entendu parler de quelqu’un qui travaille depuis 20 (!) ans sur le même poste, mais tout les quelques années son employeur change, et sur le papier il n'aura jamais vingt ans d'ancienneté.

En résumé

Le chômage ne baissera pas en 2014, les salaires des dirigeants augmenteront et en même temps ces même dirigeants soutiendront qu’il faut baisser le coût du travail. En vérité le seul point qui les intéresse c’est l’augmentation du profit, car ce n’est pas le salaire le poste le plus important dans le prix final d’un produit. (La part du salaire dans le prix d’un jeans par exemple est de l’ordre de 1 % à 5 % - Que Choisir no 521, janvier 2014, p. 17)

Lisez l’article du 27 janvier dans l’Humanité “Et si François Hollande faisait fausse route?

Publié dans Economie, Travail

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La compétitivité et l’optimisation financière

Publié le par Oui-mais

Depuis quelque temps il est souvent question que la France doit augmenter sa compétitivité. D’après les spécialistes (spécialistes de quoi?) l’industrie française n’est pas assez compétitive par rapport à la concurrence internationale. Pourtant, les Français travaillent plus que leurs voisins européens et ont plus de productivité. Il faut croire que productivité et compétitivité n’ont rien à voir.
Ma thèse : il n’est pas question de plus de compétitivité mais d’une augmentation de la rentabilité financière pour les grandes entreprises, ce qui est bon pour Vinci Bouygues etc. est forcément bon pour l’état et les citoyens. Il faut être ami des propriétaires de ces firmes pour le croire.

Définissons d’abords les termes
Productivité : 1. Caractère productif. ‘La productivité d’un placement.’ 2. Rapport du produit aux coûts de production. ‘Accroître la productivité en remplaçant les ouvriers par des machines, en formant professionnellement les ouvriers.’ (Micro Robert 1989) - autre définition : 1. Fait d’être productif. 2. Rapport mesurable entre une quantité produite (de biens, par ex.) et les moyens (machines, matières premières, etc.) mis en œuvre pour y parvenir. (Petit Larousse 2001)
Productif : 1. Qui produit, fournit qqch. ‘Un sol peu productif.’ 2. Qui rapporte de l’argent, qui est rentable. ‘Un capital productif.’ (Petit Larousse 2001)

Compétitivité : Caractère de ce qui est compétitif. (Petit Larousse 2001). Compétitif : 1. Susceptible, grâce à ses qualités, à ses caractéristiques, de supporter la concurrence. ‘Prix compétitif. Entreprise compétitive.’ 2. Où la concurrence est possible. ‘Marché compétitif.’ (Petit Larousse 2001) la définition du Robert est identique. - Mon Robert connaît seulement compétition (et pas compétitivité) qu’il défini comme “Recherche simultanée par deux ou plusieurs personnes d’un même avantage, d’un même résultat.”

En lisant ces définition, je déduis :
S’y il a productivité cela implique la rentabilité de l’affaire.
Si l’affaire rapporte de l’argent, cela signifie que le bien se vend.
Si le bien se vend, c’est que son prix est compétitif.
Si le prix est compétitif, c’est qu’il y a de la compétitivité.

Pourquoi alors, le discours que la France manque de compétitivité, tout en ayant des entreprises productives et donc logiquement compétitives?

C’est que vous n’avez rien compris.
Il n’est absolument pas question de vendre quelque chose à un prix honnête (que je comprends comme un prix qui couvre tout les frais et permet à tous les intervenants de vivre correctement, sans excès), il est question de faire le plus de bénéfices possibles, au seul profit des propriétaires / actionnaires de l’entreprise. Il s’agit d’un paris dangereux, mais comme nos “spécialistes” adhèrent au concept, tout baigne - pour les riches propriétaires pas pour les citoyens français.


Des exemples à l’appui de ma thèse
Homeaway, un acteur important sur le marché international des portails d’annonces de locations de vacances.
L’entreprise, côté nasdaq, a été créée en 2008 par des investisseurs des Etats Unis pour faire un maximum de profit sur le dos des petits propriétaires de maisons et appartements de vacances. Dans ce but ils ont racheté des portails leaders dans leurs pays, en France par exemple Abritel. Maintenant, ils offrent une annonce de base à un prix raisonnable. Seulement avec une annonce de base votre bien reste invisible, car sur la page six, sept ou encore plus loin dans les résultats de recherche. Vous objectez qu’il n’y a pas tant de biens dans une région donnée? C’est qu’il y a aussi les biens de la région qui annoncent sur un autre site appartenant à homeaway et si quelqu’un paie un supplément pour avoir plus de visibilité à l’international il passe en première page. On vous suggérera de payer un abonnement plus cher pour avoir la garantie d’être affiché en page une pendant quelques jours. Mais, payer plus ne veut pas toujours dire, louer mieux. Dans ce cas l’annonceur ne renouvelle pas son annonce, et moins d’annonceurs égal moins de choix pour les gens à la recherche d’une location d’été, les visiteurs risquent de délaisser le site pour un concurrent. Deux solutions pour Homeaway (qu’il pratique) 1. racheter un maximums de portails pour avoir un quasi-monopole et 2. Faire des contrats à tacite reconduction - vous oubliez d’annuler à temps et on débite votre compte pour la souscription d’une année supplémentaire. (Lisez le rapport annuel pour les investisseurs c’est marqué.)
L’intérêt n’est pas de proposer un bon service pour mettre en relation les vendeurs et acheteurs, mais de tirer un maximum de bénéfice des annonceurs tout en offrant le minimum de services nécessaires pour qu’ils restent.

Les syndics de copropriétés. Depuis un certain nombre d’années des grandes groupes d’investissement et des banques ont racheté des syndics. L’objectif? Gagner plus en travaillant moins. Le numéro de juin 2013 de Que Choisir leur consacre un article (Réaction des syndics : le loup ... loupé). Est cité un ex-employé d’un grand groupe qui dénonce le fait qu’il avait ordre de générer un maximum d’actes avec facturation hors forfait pour faire du chiffre à la place d’un travail de qualité. L’article mentionne l’affaire des comptes miroirs d’Urbania. Pour le dire simplement, Urbania a utilisé l’argent de la trésorerie des copropriétaires pour avoir une ligne de crédit du même montant à sa banque en toute illégalité. Le but était d’encaisser les bénéfices des placements. En plus, au lieu de faire des placements sûrs, ils ont investit dans des placements à risque - et perdu au poker. Résultat de cette affaires et des surfacturations, les copropriétés ommencent à quitter les grands groupes de gestion. (Ces syndics doivent être tristes qu’on peut pas extorquer des sous sans fin.) Du coup il y a certains groupes qui revendent leur branche administration de biens. Urbania est actuellement géré par IPE (Investors in Private Equity).

Si l’idée des personnes possédant beaucoup d’argent est de gagner beaucoup tout en payant les employés et ouvriers un minimum en insistant sur le fait présumé qu’il ne peuvent pas faire autrement pour être “compétitif” ils oublient un “détail”. Ce sont ses même employés et ouvriers qui achètent leurs produits et services avec leurs salaires. Moins de salaires égale moins d’argent à dépenser égale moins de pouvoir d’achat.

Notre système capitaliste actuel est basé sur le principe de la consommation, pour que les entreprises fassent des bénéfices il faut qu’elles vendent toujours plus. Si les consommateurs font défaut, les bénéfices disparaissent. Actuellement, les entreprises essaient de garder les bénéfices en licenciant des employés, ceux qui restent doivent travailler plus pour moins d’argent (pas d’augmentation de salaires, cadences plus élevées). C’est un cercle vicieux.

L’état dans tout cela?
L’état français souscrit cette logique. Il donne des aides aux grandes entreprises, qu’elles n’utilisent pas pour investir et embaucher mais pour augmenter leurs marges, tout en accusant le système social d’être trop cher. C’est la part des cotisations des salariés qu’il faut augmenter ou baisser les services, d’après eux. Ainsi, les salariés ont moins d’argent à dépenser.
Maintenant, on commence à voir les résultats.
L’état, pour baisser sa dette, a augmenté l’impôt sur le revenu. “Les rentrées sont passées de 20,3 milliards à 22,5. Soit une hausse de 11 %” (Canard enchaîné, 12 juin 2013). Ce sont les familles avec un revenu confortable (les fameuse 5.000 € par mois) qui sont touchées par la hausse - pas les chômeurs en fin de droit qui de toute façon ne consomment presque plus rien. Mais une famille qui donne 11 % de plus aux fisc ne peut pas utiliser cette somme pour consommer des biens. Conséquence “les recettes de TVA, qui représentent la moitié des ressources d’Etat, baissent de 2,3 %” les recettes sur le carburant ont également baissé, car voitures et camions roulent moins (le canard).
Si la tva baisse cela signifie que les entreprises ont vendu moins de produits. Cela s’appelle récession.
S’acharner dans la voie de l'austérité n’arrangera rien du tout. Cela pourra être sujet d'un article en attendant vous pouvez lire l'article dans le Point, un blog de Médiapart, le Monde .... il y a de nombreux autres commentaires.

 

Productif mais pas compétitif

Au printemps, j'ai écouté sur France Culture une émission où une sociologue parlait de la peur des entreprises françaises de collaborateurs compétents. Le chef doit avoir plus de compétences que ceux qu'il dirige. Si l'on reste longtemps sur un poste, surtout s'il est assez technique, on acquiert de plus en plus de compétences. Les chefs n'aiment pas cela et la parade est simple, restructurer les services. (Si quelqu'un peut me retrouver le titre du livre ... je me rappelle juste que c'est une femme qui l'a (co)écrite.)

Il y a quelques jours j'ai discuté avec une connaissances, dont le fils travaille dans un grand groupe agro-alimentaire. Il a fait plusieurs missions à l'étranger pour eux. Il aimerait rester et évoluer dans le groupe. Refus par non-réaction, il est en train de chercher un autre travail et n'exclut pas de quitter la France.

Et que dire des offres d'emploi pour des postes de "directeur de centre de vacances", travail tous les week-ends de juillet-août, responsable d'une équipe, faire les plannings etc. Salaire : le smic ! J'ai vu plusieurs de ces offres, exploitation pur, et mépris du salarié, qui ne va pas être trop motivé. Mais l'employeur est capable de se plaindre qu'il ne trouve pas de personnel compétent, voyons !

Publié dans Economie

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Qui est Homeaway?

Publié le par Oui-mais

Connaissez-vous homeaway? Probablement pas. Pourtant, c’est une entreprise qui gagne beaucoup d’argent dans le monde des portails de locations de vacances dans de nombreux pays, dont la France. L’entreprise a racheté Abritel, Homelidays et Toprural.
Je m’intéresse a leurs agissements depuis, je crois, 2008 quand un portail ou j’annonçais un bien a été racheté. Le service client jusque là de très bonne qualité s’est rapidement dégradé. D’abord homeaway a fait appel a des centres d’appel pour convaincre les propriétaires hésitants, comme moi, de souscrire pour une année supplémentaire en usant de fausses promesses. Je n’étais le seul propriétaire d’un bien à être très mécontent, mais les critiques sont peu visibles sur internet, car une fois qu’on ne travaille plus avec homeaway, on n’a plus de raison de poster des critiques sur des forums.


Depuis cette époque je me méfie des commentaires clients. D’un côté vous avez des grandes entreprises qui vendent par exemples des machines à laver et qui vont jusqu’à payer des personnes pour vanter un produit. D’un autre vous avez des petits propriétaires qui peuvent perdre leur gagne pain à cause d’un vandale qui a démoli leur maison de vacances et quand le propriétaire retient la caution, ce vandale se venge en écrivant une très mauvaise “appréciation” de la location, que homeaway ne retirera pas même si le vandale perd en justice. Résultat, beaucoup moins ou plus de locations du tout. Des critiques de clients que ce soit des hôtels ou des maisons / appartements de vacances n’ont une valeur indicative uniquement s’il y a un bon nombre. Personnellement je ne regarde ces rubriques que s’il y a au moins 50 avis. Et pas des avis qui ont plus que deux ans. Tant de choses peuvent changer en vingt quatre mois ....
Donc, je ne travaille plus avec des portails propriétés de Homeaway depuis des années. J’avais aussi demandé d’être enlevé des divers listes (newsletter, promotions etc) Et hier, j’ai reçu un questionnaire de leur part. Je n’ai pas pu me retenir - la curiosité est un vilain défaut - j’ai répondu et donc appris des choses.


Le questionnaire avait quelques défauts majeurs. Il y avait une questions “Ou annoncez-vous?” Plusieurs réponses possible: portail payant, portail gratuit, google, page web personnelle, etc et, heureusement la case “autre”. Effectivement, une seule réponse était possible, mais je ne suis pas la seule personne à utiliser plusieurs moyens. Donc, je coche “autre” avec commentaire.
Question suivante: Quel moyen de paiement acceptez-vous? Je n’ai pas coché “carte de crédit” ni “paypal”, logiquement - il est question d’un logiciel! - la question suivante n’aurait pas du apparaître, parce qu'elle concernait quelque chose en relation avec le paiement en ligne. Mais pas seulement la question est apparue il fallait aussi répondre pour pouvoir continuer! J’aurais pu abandonner, j’ai mis encore un commentaire aimable dans la ligne “autre”. C’est comme cela qu’on apprend ce qui est prévu pour le futur. Effectivement, par la suite il y avait une question curieuse: si j’étais intéressé par un abonnement sur la base d’une provision à la réservation, au lieu d’un prix fixe par an.
J’ai dis non, à mes yeux les sites qui prennent une provisions sont des voleurs et escrocs. Dans l’ exemple donnée par le questionnaire le prix pour une annonce à l’année est de 300 €, la provision à 10 % du prix d’une location à la semaine. Si vous louez votre bien 600 €, eux prennent au passage 60 €. En dix semaines ils gagnent 600 € au lieu de 300 € et vous perdez 300 € au minimum, parce que si la transaction passe par paypal (je ne pense pas que cela sera le cas) cette filiale de ebay prend 3,4 % de plus. Il n’y a pas de petit profits! - En continuant ma lecture j'ai vu que homeaway possède son propre réseau de paiement en ligne, mais pas plus gratuit que paypal.

Pour faire du chiffre homeaway donne la possibilité de faire paraître son annonce sur plusieurs portails p. ex. sur abritel et sur fewo-direkt.de. - Parfois, ce “service” est payant pour l’annonceur parfois pas. Pour des destinations connues, Côte d’Azur, Bretagne, mais aussi la Dordogne, vous aurez des milliers d’entrées. Dans ce contexte, pour être bien placé, en haut des listes, il faut payer un supplément.
Il y a des sites où on remonte si l’on actualise régulièrement son annonce (surtout la rubrique disponibilité), ce qui est honnête. Chez home-away je suis certaine que très prochainement il faudrait choisir l’option “provision” sur la réservation et plus vous voulez gagner en visibilité plus il faudra dépenser. Ils réfléchissent quand même comment limiter les dépenses des vaches à lait (annonceurs) en leurs suggérant de faire payer le client (autre vache à argent). La location sera plus cher, il y aura moins de clients ou des clients qui s’attentent à un logement “grand luxe” parce qu’ils ne savent pas que c’est cher pour cause de portail voleur.

Les informations que j’ai trouvé sur Homeaway - essensiellement en lisant leur rapport annuel
Entreprise créée en 2004 dans l’état de Delaware (usa) puis renommé en 2005 avec une nouvelle adresse à Austin, Texas (usa). Entreprise cotée dans le Nasdaq. C'est une entreprise de technologie (code 7374 - Computer Processing and Data Preparation and Processing Services) qui se fait passer une sorte de voyagiste.
Propriétaire de 44 sites web dans 13 langues. Entre autres: HomeAway avec les extentions .com, .co.uk, .de et .es), VRBO.com (nom en clair: vacation rentals by owners - mais il y a des annonces par des professionnels), VacationRentals.com, OwnersDirect.co.uk, Abritel.fr, Homelidays.com, toprural.com. et aussi bedandbreakfast.com (ce dernier, envoie des confirmations de réservation venant de ... booking.com).
Le but de HomeAway
Our ambition is to make every vacation rental in the world available to every traveler in the world through our online marketplace.” (C’est notre ambition de mettre à disposition chaque location de vacance du monde à tous les touristes du monde à travers notre place de marché en ligne). En clair, le but final est une position de monopoliste. (p.3 bilan 2012)
Depuis sa création en 2004/2005 l’entreprise est passé de 87 employés à 1228 fin 2012 dont 461 à l’extérieur des Etats Unis. (p.15 bilan 2012). C’est la plus grande entreprise qui fourni des listes de locations de vacances, environ 85% de leur revenus viennent des cotisations des propriétaires, le reste de provisions pour vente de contrats d’assurances aux vacanciers et loueurs, et cotisations d’annonceurs tiers. Idée de génie: vous propriétaire d’une résidence secondaire que vous louez quand vous ne l’utilisez pas, vous payez très cher une annonce pour que des grandes enseignes, vos puissants concurrents, collent leurs publicités à eux juste à côté de votre annonce.
Les sites, propriété de homeaway, ne sont pas un service, on veut générer un maximum de bénéfices. Le problème épineux, que l’entreprise reconnaît, c’est comment garder ou augmenter le trafic de visiteurs sur le site ET garder les annonceurs tout en augmentant les cotisations de ces derniers au maximum. En effet, beaucoup d’annonceurs font venir plus de visiteurs, mais si les annonceurs s’en vont les visiteurs chercheront bientôt ailleurs.
La solution: Des cotisations par paliers (tiered pricing), c’est à dire un premier prix abordable, mais comme l’annonce reste peu visible, on incite les gens qui publient une annonce de souscrire une option plus onéreuse, mais bien sûr sans garantie d’avoir plus de clients. Souvent il y a des abonnements (bronze, argent, or, platine). J’ai testé pendant trois mois (mars à mai) une offre “or”, augmentation des demandes de renseignement ... zéro, rien .
Le chiffre d’affaire et le bénéfice de homeaway sont en augmentation. Mais il n’est pas envisagé de payer des dividendes aux actionnaires.
Les propriétaires de homeaway sont des boites de Capital risque. Le concept, devenir riche avec une bonne idée et dans le cas de homeaway par le travail de ceux qui paient. C’est toujours la meilleure idée : faire travailler quelqu’un d’autre et empocher le bénéfice. En cas d’erreur s’est la faillite, qui peut avoir des conséquences qui dépassent largement l’entreprise, comme dans l’affaire des subprimes.

Depuis 2013 Clévacances a souscrit un partenariat avec homelidays/homeaway. Des partenariats comme celui-ci intéressent beaucoup homeaway, car clévacances connaît le marché français et homeaway, suivant leur propre aveu, connaît bien que le marché des Etats-Unis, mais a la volonté de contrôler le marché des locations de vacances du monde entier.

Il est bon à savoir qu’une annonce payé chère sur une grande plateforme ne veut pas toujours dire qu’on loue plus longtemps dans l’année. Personnellement, je connais plusieurs personnes qui ont testé abritel sans trouver ne serait ce qu’un seul locataire via ce site. En effet, il faudrait aussi savoir qui sont les visiteurs d’une plateforme et ce qu’ils cherchent. Exemple: Vous avez une petite maisonnette à la campagne à louer, idéale pour des amoureux des randonnées et les visiteurs du site sont en grande majorité des cadres supérieurs qui cherche un bien avec vue sur la mer, téléviseur high-tech et piscine chauffée, le site n’est pas adapté, vous ne louerez pas. En attendant, quelques spéculateurs américains gagnent beaucoup d’argent sans rendre aucun service réel.

On peut télécharger ou consulter en ligne les chiffres de HomeAway à l’adresse http://investors.homeaway.com/financials.cfm - c’est en anglais.

 

Fin 2010 Google a investit 25 M $ dans Homeaway

Des images de la central (homeaway headquaters).

Réflexion général sur le plan économique (business plan) des entreprises comme Homeaway

Des entreprises de ce genre profitent des idées et des compétences d’entrepreneurs indépendants. Quand le concept est rodé - ici : annoncer des locations sur internet via un portail dédié, au lieu d’annonces dans les journaux - des spéculateurs avec beaucoup d’argent se regroupent en société et proposent à des leaders d’un marché de racheter son entreprise (dans le cas d’Abritel, d’après le bilan de HomeAway quelques 19 millions - qui ne vendrait pas à ce prix?) En achetant les portails les plus consultés de plusieurs pays, la société acquiert une position de force, argument essentiel pour pouvoir demander le prix fort aux annonceurs. Ces derniers essaient de récupérer la mise auprès des clients, compréhensible. Mais dans un contexte de crise, comment actuellement, les clients potentiels ont moins d’argent à mettre dans une location de vacances. Il délaissent les propositions les plus chères, qui voient donc leur rentrées d’argents fondre, dans le cas, fréquent, de petits propriétaires sans beaucoup d’argent, cela entraîne un investissement en publicité moindre par le propriétaire et en publiant à des endroits moins onéreux. Ainsi, le spéculateur gagnera lui aussi moins d’argent - je ne le plainds pas. Le modèle actuel de mettre la finance au-dessus de l’économie réelle ne peut que mener à la faillite dans un avenir plus ou moins proche.

 

(Temps nécessaire pour écrire cet article : 6 heures)

 

Ajout : grâce au Canard enchaîné j'ai appris le le Delaware est un paradis fiscal à l'intérieur des Etats Unis. Cet état ne demande pas aux sociétés de divulguer les noms de personnes physiques qui les constituent.

 

J'ai aussi demandé à un étudiant de MBA quel intérêt on peut avoir d'acheter des part d'une société comme homeaway qui ne paie pas de dividendes. Réponse : aucun (théoriquement on peut acheter en novembre au cours de 19 $ et revendre au mois de mais à 34 $, mais à cause des frais divers liés aux transactions cela n'a aucun intérêt). Alors, c'est quoi ce jeu - ces messieurs dames jouent au poker au nasdaq!

Publié dans Economie

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