47 articles avec archives 2009

L’identité nationale française

Publié le par Oui-mais

Je ne sais pas pourquoi le gouvernement français a décidé de faire un débat sur l’identité nationale. Depuis le début j’avais l’impression qu’il s’agit d’un faux débat, qu’il exclus, au lieu de demander quels sont les critères pour des personnes de venir en France d’y rester et de considérer la France comme leur nouvelle patrie.
Comme beaucoup d’autres gens, je suis un jour venue vivre en France. Depuis 2007, pourtant, je ressens un malaise. Mais tous mes amis sont ici, et je suis sûr que le pays “parfait” n’existe pas. Vous n’avez qu’à lire Utopia de Thomas More pour vous en convaincre.
Mes raisons de croire que nous avons à faire à un débat d’exclusion:
Je suis depuis vingt cinq ans en France, il y a donc beaucoup de choses que je n’ai jamais connu ailleurs. Pourtant encore aujourd’hui, si je fais une objection à un fonctionnaire ou assimilé à court d’arguments, il / elle me réponds “Ici vous êtes en France, cela ne fonctionne pas comme chez vous!” Ce qui m’oblige régulièrement de leur prouver par A plus B que je connais mieux la réglementation française qu’eux. Après je suis fichée “emmerdeuse”.
En générale ils s’aperçoivent uniquement que je ne suis pas française parce que j’ai un accent. J’ai l’impression qu’il est impossible d’être accepté comme “français” si l’on a un accent et/ou la “mauvaise” couleur de peau. Parfois, c’est mon passeport qui me trahit. (Heureusement que je n’ai pas demandé la nationalité française ou Besson m’accuserait en plus d’avoir fait un “mariage grislink”)
Mais pourquoi donc avoir gardé ma nationalité d’origine? Au début c’était uniquement parce qu’il aurait fallu rendre ma nationalité allemande et les Allemands m’auraient par la suite traité comme étrangère tout comme les Français malgré une carte d’identité. Autant avoir au moins une nationalité reconnu par les deux pays. Depuis, on peut, sous certaines conditions, avoir la double nationalité, mais comme simultanément les Européens n’ont plus besoin de carte de séjour et peuvent passer des concours, voter aux municipales etc, il n’y a plus de nécessité absolue de demander la nationalité française.
Et puis, il n’y a plus aucune raison d’être fier de sa nationalité française avec ce débat douteux où il ressort que mettre sa casquette à l’envers est un signe de manque d’intégration dans la société française.
Je connais aussi des français, des “vrais”, qui ont du prouver un jour qu’ils étaient bien des français, juste parce qu’un fonctionnaire pensait qu’un français né dans une colonie française de parents français, ne peut qu’être un fraudeur. Du coup une de mes connaissances n’a pas demandé le renouvellement de sa carte d’identité, né de père français dans une des ex-colonies, il n’a aucune envie de se battre pour prouver qu’il est français depuis sa naissance.... Entre temps j'ai même entendu un journaliste se demander s'il fallait pas vérifier la validité de la nationalité de notre président bien aimé . (Son père est né en Hongrie)

Banana_carrier_Uganda.jpg

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

La politique de la Sécurité sociale française ou comment pousser les malades au suicide

Publié le par Oui-mais

On nous parle tous les jours du “trou de la sécu”, et sous-entendu que les fautifs sont les patients. C’est un mensonge ! Réfléchissez donc : c’est samedi matin et vous vous cassez le bras, direction médecin de garde, qui vous envoie chez le radiologue d’une clinique que vous ne connaissez pas. Ce dernier vous oriente vers son collègue pour soigner la blessure. Vous avez mal et faites ce qu’on vous dit. Une fois soigné la facture arrive: le radiologue est payé au tarif remboursé par la sécu, mais le chirurgien demande un très important dépassement d’honoraire. Pas grave? Vous avez une mutuelle? Pas si sûre. En effet, vous n’avez pas pensé à vérifier si votre mutuelle a passé un accords avec cette clinique ... pas de chance elle n’a pas d’accord et donc ne rembourse pas le dépassement d’honoraires. Mais d’après le gouvernement ce dépassement d’honoraire est votre faute personnelle.
Pour l’instant - déficit oblige - c’est la chasse aux “fraudeurs à l’arrêt de travail” soit-disant 42% seraient injustifié. J’ai de très fortes doutes.
Voici une situation vécue avec les bureaucrates de la Sécurité Sociale et pas encore résolue
Un homme laisse de plus en plus souvent échapper des objets lourds qu’il porte au travail. Il le met sur le compte de l’inattention. Un jour, il a dû en parler à la visite de la médecine du travail. Constat : syndrome du canal carpien. Le médecin du travail précise qu’il doit remplir une déclaration de maladie professionnelle.
Comme c’est un monsieur qui n’a jamais été malade, il croyait que son médecin traitant ou le chirurgien se chargerait automatiquement de cette formalité. Une erreur, il devait retéléphoner pour savoir qui des deux remplirait les formulaires pour la sécu.
Toutes ses connaissances assuraient à l’homme que sa main sera rétablit au plus tard après un mois. Seul le kiné disait que la guérison sera beaucoup plus long.
D’ailleurs en parlant de kiné. Ni le chirurgien ni le médecin traitant n’avait prescrit des séances de kinésithérapie. Un autre malade lui en a parlé et il a dû réclamer ces séances pourtant indispensables. Tout cela a eu lieu au printemps.
Fin août arrive un recommandé de la sécu que la reconnaissance en maladie professionnelle a été rejeté et qu’il peut faire appel. Ce qu’il fait, .... pour recevoir un courrier qu’il ne pouvait pas faire appel, parce qu’il n’y a pas encore eu décision !
Mi-septembre, il ne peut toujours pas utiliser sa main plus que quelques minutes à la fois et retourne voir le chirurgien, qui dit que c’est normal, qu’un nerf met très longtemps à se réparer. Il doit faire un courrier pour le médecin traitant, que celui-ci attend toujours - nous sommes entre temps fin novembre.

Jusque là rien que du classique. La suite est plus kafkaesque.
Notre homme (appelons le K en hommage à Kafka) reçoit une convocation chez le médecin conseil de la sécu début octobre. (Ce n’est probablement pas un hasard que cela tombe au moment où K serait passé en arrêt longue maladie). Le médecin conseil le déclare apte à la reprise du travail (on s’en fout du malade, la main est cicatrisée donc le nerf guéri).
K prend rendez-vous avec le médecin du travail. .... Qui ne vient pas au rendez-vous, et la secrétaire ne peut pas le joindre. Que faire? K prolonge donc son arrêt maladie chez le médecin traitant. Puis il apprend par la secrétaire que le médecin du travail aurait dit que l'employeur aurait dit que K aurait prolongé son arrêt maladie. Ce qui était faut à neuf heure du matin. Finalement le médecin du travail le déclare inapte à son poste de travail d’ouvrier en métallurgie, puis, après les deux semaines d’attente réglementaire inapte au travail tout court. Son employeur peut maintenant le licencier.
Encore une chose: Malgré l’arrêt maladie existant, il ne touchera plus d’indemnité journalière de la sécurité sociale. L’employeur n’a pas l’intention de payer non plus. Le plus “beau” lors d’une visite aux bureaux de la sécu, l’employé vérifie les versements des indemnités et découvre que les derniers cinq jours n’avaient pas été payé - et pour cause: il n’existe pas d’attestation de reprise du travail.
Entre temps K a demandé, sur conseil d’une association d’aide aux malades, une expertise. L’expert est finalement spécialiste des jambes, pas de la main (mais les tests doivent être semblable) et il déclare qu’il s’agit bien d’une maladie professionnelle. Pour l’instant aucune trace écrite de cet examen.
La semaine dernière K a reçu deux nouveaux recommandés de la sécu qui déclarent toujours qu’il n’a pas de maladie professionnelle. Le même jour arrive un recommandé de l’employeur lui notifiant qu’il sera licencié après un préavis non payé de deux mois ! Mais il n’y a aucune référence à une convention collective ou une loi, ni aucune date de départ des deux mois. Pourtant lors de l’entretien deux semaines plus tôt il avait affirmé que le licenciement se fera dans la semaine. Il n’y a aucun témoin ni aucun document entre les mains de K.
Que faire sans aucun revenu pendant quatre mois? La première idée de K - se suicider. Pour l’instant il a des amis qui le soutiennent mais le combat est loin d’être fini.
K qui n’aime pas les administrations devra faire le tour
chez l’assistante sociale : on peut la joindre un jour par semaine et elle n’est qu’une fois par mois dans le secteur (vive le capitalisme libéral),
chez les impôts (normalement faudrait payer les impôts locaux ces jours-ci), faire une demande de prise en charge exceptionnelle des factures gaz, électricité etc,
faire une demande de RSA provisoire. Il semble que K ne pourra faire la demande que s’il a une attestation des prud’hom qu’il a porté plainte contre l’employeur.
Au sujet du rsa, une employée du conseil général de mon département vient de me dire que le rsa “n’est pas un dû”.
Conclusion
Le gouvernement fait courir des bruits que 42% des arrêts maladies ne seraient pas justifiés. Si tous les médecins conseils de France déclarent les malades guéris - contre l’avis de leurs médecins, évidemment le nombre d’arrêts maladies baissera et un certain nombre de malades passera à l’acte, soit en prenant un fusil pour tirer sur le médecin et/ou l’employeurlink soit sur soi. Madame Bachelot sera contente, des malades en moins et des retraites en moins à payer. Le ministre du travail pourra lui aussi être content : des chômeurs en moins.
Un peu hors sujet : une longue discussion sur les médicaments génériques sur un blog.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

`Roselyne Bachelot, ancienne visiteuse médicale

Publié le par Oui-mais

J'ai dit que je ne parlerai plus de la grippe A. Mais je ne peux pas passer sous silence le CV de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports. Elle est docteur en pharmacie. Savez-vous où elle travaillait autrefois? Dans des entreprises pharmaceutiques: de 1969 à 1976 comme déléguée à l'information médicale chez ICI-Pharma, en clair visiteuse médicale pour convaincre les médecins d'acheter les produits de son employeur. Puis de 1984 à 1989 chez Soguipharme elle était chargée des rélations publiques  (sur Wikipédia l'article "relations publiques" à aussi un lien vers marketing ).
 En principe, ce n'est pas considéré comme un fait honteux, d'avoir travaillé pour des entreprises privées. Alors pourquoi donc la ministre a retiré ces années de son CV officiel. Refuse même de repondre? Qu'est-ce qu'elle veut nous cacher? Peut-être que sa campagne de vaccination est une façon de continuer son travail pour les relations publiques de l'industrie pharmaceutique?
Une copie de son ancien CV officiel se trouve dans cet article.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

Pourquoi le 9 novembre n'est pas le jour de la fête nationale des Allemands

Publié le par Oui-mais

Et pourquoi le 9 novembre n'est pas le jour de la fête nationale des Allemands, vu que c'était la date de la chute du mur de Berlin?
La raison est historique: en effet, le 9 novembre 1923 était le jour où Hitler a tenté son premier putsch le "Putsch de la Brasserie", et le 9 novembre 1938 la date du début du pogrom contre les Juifs : la "Nuit de Cristal". On a donc choisi comme nouvelle date de la fête nationale le 3 octobre (1990) jour de l'unité allemande officielle. Vous trouverez des détails sur Wikipédia (ici) et probablement aussi ailleurs .

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

La chute du mur - la RDA pays inconnu

Publié le par Oui-mais

Pour les vingt ans de la chute du mur de Berlin mes radios préférées nous inondent avec l’histoire allemande-allemande (deutsch deutsche Geschichte).
J’ai grandi en Allemagne de l’ouest (RFA) et découvre, pas pour la première fois, que ce qui était une réalité quotidienne pour moi, est tellement exotique en France que personne en a entendu parler. Je ne suis allée qu’une seule fois en Allemagne de l’Est. C’était compliqué d’y aller. Il fallait justifier un lien de parenté avec la personne à laquelle on voulait rendre visite. J’ai rendu visite à ma cousine à Leipzig. Ne me demandez surtout pas par qui elle était ma cousine, je présume que le lien de parenté existait. Elle était la nièce de ma marraine qui était une amie de ma grand-mère. Il y avait une deuxième raison à cette visite unique: le coût. En effet, il fallait changer l’argent à la valeur 1 à 1 (je crois qu’en réalité la Mark de l’Est ne valait qu’un quart de la DM). 20 DM par jour devait être changé, et il était interdit de ressortir avec de l’argent. Je n’ai jamais eu autant de difficultés à dépenser de l’argent. Je crois que j’ai acheté un pantalon et j’aurais voulu avoir un gilet en laine blanc. J’ai fait tous les magasins de la ville qui proposaient tous un seul et unique modèle de gilet: blanc avec un motif noir. Ma cousine disait:” Je ne comprends pas pourquoi vous autres de l’Ouest voulez toujours faire plusieurs magasins, cela ne sert à rien, tous ont les mêmes produits.” A la même époque beaucoup de vêtement en Allemagne de l’Ouest portaient une étiquette signalant leur fabrication dans l’Est, mais toute cette production était exporté, rien vendu dans le pays.
Il n’y avait pas non plus ces bijoux en argent pas cher qu’on trouvait déjà à l’époque partout à l’ouest. Et les livres des auteurs est-allemand connus était également introuvables, si les gens en voyaient dans une librairie, ils l’achetait sur le champs, car une fois l’édition écoulé, le livre n’était pas réédité.
Ce qui m’a le plus irrité: Un jour nous roulions en vélo sur une route de campagne déserte. Sur le bord de la route des pommiers et en-dessous, par terre, des quantités de pomme. Je voulais en ramasser une. Ma cousine s’y est formellement opposée: ce serait du vol. Mais on était dans la république du peuple un pommier au bord de la route était sûrement une propriété du peuple, non? Elle restait sur sa position, prendre une pomme serait la voler du “peuple”, donc le “peuple” était une entité obscure qui n’incluait pas une jeune fille du peuple!
Comme les immeubles appartenaient aussi “au peuple” personne était compétent pour les réparer. Les gens faisaient bien des travaux dans leurs appartements, mais les façades gardaient l’aspect qu’il avaient juste après la guerre. Encore en 1995 on pouvait voir des impacts de balles comme ICI.
Regardez aussi les photos pris du Kunsthaus Tacheles à Berlin-Mitte pris en 1995 le devant et la façade arrière, puis d’autres pris en 2006 (l'arrière) et côté rue.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

Définition de "prospect"

Publié le par Oui-mais

Dans un texte sur la communication de l’entreprise, clientèle et publicité j’ai rencontré le terme “prospect” une de ces monstruosité moderne qui désigne un client potentiel.
Ailleurs un prospect désigne une formation géologique exploitable (pétrol, gaz, or)
Etymologie: de l'anglais "to prospect" (regarder devant) première occurrence en français en 1864, il s'agit de regarder vers l'avenir. Il y a aussi le prospectus (de librairie) qui est encore plus ancien, une brochure publicitaire.
J'entends aussi "prospère", riche. Donc la définition serait : Le prospect est une entité à qui je veux soutirer de l'or pour devenir riche ?
Peut-être que pour moi ce mot est péjoratif, parce que je l'ai découvert dans le contexte du démarchage très agressif du porte à porte et du télémarketing (une copine y travaillait). Le client potentiel n'est qu'un objet pour ces entreprises, toute dimension de service et respect est absente. Ils n’ont rien à faire de satisfaire un besoin d’un client, ou de la satisfaction du vendeur de pouvoir proposer le produit rechercher.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

MA Banque fait le mort et garde mon dépôt de garantie

Publié le par Oui-mais

En 2003 j’ai acheté un produit et comme l’offre de crédit de mon assureur était plus avantageuse que celle de ma banque, j’ai souscrit le prêt auprès de l’assureur.
En fait une assurance n’est pas une banque et le contrat était donc (bien que souscrit auprès de mon conseiller habituel en assurances) chez SBE (= Société de Banque d’Expansion), groupe Banque Populaire.
La particularité du contrat, le point qui faisait que le taux d’intérêt était avantageux était la “participation au fonds de garantie” de 215 €. D’après mon interlocuteur une somme entièrement restituée à l'extinction du prêt.
En cours de contrat la banque a changé de nom. Elle s’appelle maintenant “MA Banque" ne lisez pas ma banque, mais “Multi Accès Banque”. Ce n’est en aucun cas votre banque mais celle de votre assureur ou autre (MAAF, MAA, Foncia, RATP, EDF.....)

Il y a eu un contrat spécifique pour ce “fonds collectif de garantie de crédit.”
Une fois le crédit remboursé je m’attendais à récupérer mes sous tout de suite. J’ai dû relire le contrat pour m’apercevoir que M.A. banque avait jusqu’au troisième trimestre de l’année civile suivant la fin de prêt pour me rendre ma garantie. Pendant ce temps ils ont placé mon argent ailleurs. - Le pauvre banquier, faut bien qu’il vive. -
Quand on m’a enfin remboursé, à ma surprise on m’a rendu que 135,58€ (62,95%) comme le responsable “service après-vente crédit” écrivait : “somme représentant la quote-part non utilisé de votre contribution au fonds de garantie.” J’ai relu mon contrat aucune trace nul part de quote-part. J’ai écrit à M.A. Banque pour avoir une explication.
Leur réponse : “ [Objet de garantie] ••• Des prêts consentis aux autres emprunteurs à quelque moment que ce soit. Les co-cautionnements réels sont solidaires entre eux.”
Seulement, ce n’est pas écrit. Et comment un contrat qui s’appelle fonds de garantie peut devenir en un tour de passe-passe un cautionnement?
J’ai réclamé le reste de l’argent par recommandé avec accusé de réception. Je n’ai pas eu de réponse du tout. Finalement j’ai demandé l’aide de l’association locale de Que Choisir. A ce jour la banque n’a pas daigné leur répondre ....
Il y a eu manque d’information par l’assureur intermédiaire sur l’utilisation de la garantie, et manque totale de communication de MA banque. Ils ne répondent même pas à un recommandé, comptent visiblement dessus qu’une procédure en justice sera trop longue et trop cher pour la somme relativement petite en jeu ....
Aucun moyen non plus de savoir comment ils sont arrivés au taux de 62,95% - j’ai lu récemment que d’habitude ce taux est plutôt de 72% (dix pour-cent de plus !), s’y ajoute la durée de neuf mois pour me rembourser. Au final est-ce que mon crédit était vraiment moins cher?
Comme cela date d'il y a quelques années, impossible de recalculer sans perte d’énergie inutile. La prochaine fois j’essaierai de renégocier avec ma banque habituelle sur la base d’une telle proposition venant de mon assureur.

P.S. du 13 novembre 2009, en plus un vendredi - on dirait mon jour de chance .
En effet, je viens d’ouvrir un courrier de MA Banque et  ... oh surprise : un chèque avec le montant qui manquait et une lettre
“Je fais suite au courrier que nous a adressé UFC-Que CHOISIR ... J’ai bien pris en compte votre demande et à titre exceptionnelle, MA Banque a le plaisir de vous adresser un chèque correspondant au solde non contractuellement dû au titre du remboursement du Fonds de Garantie....”
Merci Que Choisir.
Au passage admirer la formulation ‘non contractuellement dû’.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

Rire avec les avocats

Publié le par Oui-mais

Comme beaucoup de monde vous avez peur de poser des questions "bêtes".  Osez ! vous ne pouvez pas faire pire que certains hommes de loi qui se croient très malins.

Phrases d'avocats dans des cours de justice :       >
C
e qui suit provient d'un livre intitulé, Disorder in the Court: Great fractuared moments in courtroom history, by Charles M. Sevilla1999 (Désordre dans les Cours d'Amérique) et a vraiment été formulé à la Cour :

AVOCAT :   Quelle est la première chose que votre mari vous a dite ce matin-là ?
TÉMOIN
:    Il a dit, "Ou est-ce que je suis, Cathy ? "
AVOCAT
:   Et pourquoi est-ce que ça vous a déplu ?
TÉMOIN
:    Je m'appelle Susan
 ________________


 AVOCAT:   C
ette myasthénie gravis,  affecte-t-elle votre mémoire d'aucune façon ?
 TÉMOIN :  
Oui.
 AVOCAT :  
Et, de quelle façon affecte-t-elle votre mémoire ?
 TÉMOIN :    
J'oublie.
 AVOCAT :  
Vous oubliez ?  Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que vous avez oublié ?
 ___________________________________________

 AVOCAT :  D
octeur, n'est-il pas vrai que lorsqu'une personne décède en dormant, elle ne le sait pas avant le lendemain matin ?  
TÉMOIN :   Avez-vous vraiment passé vos examens à la barre ?
 ___________________________________________
 
 AVOCAT
:   Le plus jeune garçon, celui de 20 ans, quel âge a-t-il ?
 TÉMOIN
:    Vingt, comme votre quotient intellectuel.
 ___________________________________________


 AVOCAT
:   Étiez-vous présent lorsque votre photo a été prise ?
 TÉMOIN
:   ?
 ___________________________________________

 
 AVOCAT:   D
onc, la date de conception (du bébé) est le 8 août ?
 TÉMOIN:  
Oui.
 AVOCAT:  
Et que faisiez-vous à ce moment-là ?
 TÉMOIN:  
Je baisais.
 ___________________________________________


 AVOCAT:   E
lle avait trois enfants, c'est exact ?
TÉMOIN:    Oui.
 AVOCAT:  
Combien étaient des garçons ?
 TÉMOIN:    
Aucun.
 AVOCAT:  
Y avait-il des filles ?
 TÉMOIN:    M
onsieur le Juge, je pense que j'ai besoin d'un autre avocat.  Est-ce que je peux avoir un autre avocat ?
__________________________________________


 AVOCAT:   Comment votre premier mariage s'est-il terminé
?
 TÉMOIN:  
 Par le décès.
 AVOCAT:  
Et, par le décès de qui s'est-il terminé ?
 TÉMOIN:  
 Devinez.
__________________________________________

 
 AVOCAT:   P
ouvez-vous décrire l'individu ?
 TÉMOIN:    D
e grandeur moyenne, avec une barbe.
 AVOCAT:   É
tait-ce un homme ou une femme ?
 TÉMOIN:    À
moins que le cirque fut en ville, je vais dire un homme.
 __________________________________________

  AVOCAT:   D
octeur, combien de vos autopsies avez-vous faites sur des personnes mortes ?
 TÉMOIN:  
 Toutes.  Les vivants se débattent trop.
 _________________________________________

 
AVOCAT:   V
ous souvenez-vous de l'heure où vous avez examiné le corps ?
 TÉMOIN:    L
'autopsie a débuté vers 20h30.
AVOCAT:   E
t M. Denton était mort à cette heure ?
TÉMOIN:    E
n tout cas, il l'était quand j'ai terminé.
_________________________________________

 
AVOCAT:   Êt
es-vous qualifié pour un prélèvement d'urine ?
TÉMOIN:  
 Êtes-vous qualifié pour poser cette question ?
_________________________________________

 Et le meilleur pour la fin
:

 AVOCAT:  
Docteur, avant de procéder à l'autopsie, avez-vous vérifié le pouls ?
 TÉMOIN:    N
on.
 AVOCAT:   A
vez-vous vérifié la pression sanguine ?
 TÉMOIN:    N
on.
 AVOCAT:  
Avez-vous vérifié la respiration ?
 TÉMOIN:    N
on.
 AVOCAT:   A
lors, il est possible que le patient était vivant lorsque vous avez commencé l'autopsie ?
 TÉMOIN:    N
on.
 AVOCAT:   C
omment pouvez-vous en être si sûr, Docteur ?
 TÉMOIN:    P
arce que son cerveau était dans un bocal sur mon bureau.
 AVOCAT:   J
e vois.  Mais, est-ce que le patient ne pouvait pas être quand même encore en vie ?  > TÉMOIN:    Oui, c'est possible qu'il soit en vie et fasse le métier d'avocat.  

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

prix des dvd en France et en Allemagne

Publié le par Oui-mais

Les prix des dvd sont libres en Europe je crois - et je viens de constater que les prix varient beaucoup d'un pays à l'autre (ce qui est moins le cas pour les cd de musique). En clair: vous économisez beaucoup d'argent si vous parler allemand (je crois les producteurs de films ont pris soin de mettre l'Angleterre en region 1 pour empecher les autres européen d'acheter leur dvd là bas). Exemples
Age de glace 3 dvd : 7,89 en allemand et en français 9,95 (mis en avant l'édition de luxe à 19,99, comme cela si vous ne faite pas attention vous payer 10 E de trop)
Harry Potter et le prince de sang melé 19,99 (dvd "collector") en français et en allemand 14,95.
Avec une politique de prix comme cela, il n'est pas étonnant que beaucoup de gens préfèrent une version gratuite.
L'autre jour j'ai vu des dvd "version light" (pochette en carton uniquement le film sans bonus) dans un supermarché, prix 4 Euros - il est certain que ni le producteur ni le supermarché font de perte sur cette vente. Juste à côté il y avait le cd des Beatles qui vient de sortir la box de 13 disques 213,99 - soit 16,46 le disque, souvent les gens les ont déjà acheté il y a longtemps et bizarrement chez Amazon Allemagne cette box contient 16 CD et un dvd pour 179,95 soit 10,59 le disque.
Je suppose que les français gagnent mieux leur vie que les allemand
Je n'acheterai rien de tout cela. J'ai vu les films au cinema et ne regarde pas la télé, les disques des Beatles prennent la poussière quelque part dans la maison.

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

Les gens des villes rêvent d’une vie idyllique à la campagne, ce n’est pas la réalité

Publié le par Oui-mais

Depuis déjà quelques mois je voulais faire un billet comparant la vie dans la ville et la vie à la campagne. En effet, j’ai passé presque toute ma vie à la campagne. Après huit ans dans une très grande agglomération allemande, nous (moi, mon mari, mes enfants) nous sommes installés dans un village comme on dit de la “France profonde”. Pour nous un choix de vie. Plus tard en y travaillant j'ai découvert que pour beaucoup de gens du coin, il s’agissait d’une fatalité subit. Pour l’instant je vis à nouveau en ville. A cause de ma vue, la conduite quotidienne d’une voiture était devenu une corvée, et on ne peut pas sans arrêt demander aux autres de jouer le chauffeur.
Il y a de nombreux avantages en ville. Par exemple la proximité des administrations et commerces, même si l’on rate le dernier métro, rentrer à pied ne pose pas de problème. A la campagne il n’y a pas de transport en commun. Après une fête entre amis, il faut obligatoirement prendre sa voiture pour rentrer.
Pourtant, tous les gens que je rencontre ici, en ville, rêvent de la campagne, croient que la vie y est moins cher, plus agréable. Un jour des vacanciers m’ont dit tout étonné “Mais à Bobigny sur le marché les légumes sont beaucoup moins cher qu’ici, à la campagne!” Mais oui .... Autres choses sont plus cher, comme l’école de musique. J’ai demandé pourquoi. Réponse “la subvention dépend du nombre d’élèves”. Les examens de cette école de musique se tenaient dans une autre ville à 30 km de chez moi. Je me suis plaint. Réponse “Vous n’avez qu’à habiter en ville !”
Quelques chiffres (source insee): les communes rurales couvrent 82% de la surface de la France, y habitent 25% de la populations. Mais il n’y a que 16% des commerces et 10% des emplois de salariés. On passe donc sa vie sur les routes. Une année j’ai fait le calcul 15 000 km/an que pour faire les courses et transporter les enfants aux cours de sport ou de musique.
A la recherche de chiffres j’ai trouvé un article sur la pauvreté à la campagne "Pauvreté en milieu rural", qui date de 2003.
Je vous conseille vivement de le lire, car il décrit la réalité comme je l’ai observé, bien que je n’habite pas la même région.
Ci-dessous quelques citations que j’ai particulièrement apprécié. L’argument “le jardin”, on vous le sort dès que vous parler des difficultés de la vie à la campagne. Comme le médecin cité plus bas, j’ai découvert la misère caché en travaillant, dans mon cas pour l’éducation nationale.

Le jardin
Reste quand même, dira-t-on, le jardin. Oui, bien sûr, encore, un peu. Mais c'est en grande partie une imagerie - aujourd’hui dépassée - de citadins.
Il y a de moins en moins de jardins en campagne.
Ceux qui savaient faire n’ont plus la force.
Ceux qui savent faire n’ont plus le temps.
Ceux qui auraient le temps, les nouveaux arrivants de la ville, ne savent pas faire.
Pour les lapins et les poules non plus. Il faut savoir les nourrir, les tuer... et pouvoir acheter un congélateur.
...
Les nouveaux arrivants
... Les difficultés sont pour ceux qui ont quitté la ville, venus de l’Est ou de la région parisienne, pour des maisons à rénover, des locations pas chères ou des logements sociaux de la commune. .....
Quelques-uns, encore en état de se battre en arrivant, ne regrettent pas. Après plusieurs années très difficiles, ils s’en sortent. Cependant la plupart ne s’en sortent pas : très mal préparés à ce qu’ils allaient trouver, il n’y a pas eu de véritable politique d’accompagnement de leur “atterrissage”.
...
Le problème du déplacement est central et permanent.


N’oubliez pas de lire le paragraphe Pauvreté et conditions sociales qui discute le terme du lien social cher au politiciens et aux médias.

Le singulier (“LE” tissu social) nivelle au contraire, il uniformise selon des conceptions moyennes. Sous la gentillesse de l’expression, il impose un cadre, un modèle d’insertion souvent présenté par ceux qui dirigent cette société. Les pauvres sont alors ceux dont on s’occupe ; leur point de vue n’apporte rien de neuf à une société qui peut fort bien continuer sans eux.”

Publié dans Archives 2009

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 4 5 > >>