Les employeurs n’aiment pas la diversité

Publié le par Oui-mais

J’ai vu un article dans “Les Echos” du vendredi 17 février 2012 “Les entreprises et le rendez-vous manqué de la diversité” par M. Delmont, I. George et G. Le Gendre, membres d’un réseau de consultants en entreprise.
La diversité ? Ce terme est de plus en plus employé par les médias. Pour moi diversité était égale jeunes des quartiers qui n’ont pas de nom “bien de chez nous”.
Voici la définition du Robert
Diversité n.f. Caractère, état de ce qui est divers --> variété. Contraire monotonie; uniformité.

A lire cette définition la diversité est plutôt positive, contrairement à la monotonie et l’uniformité qui sentent l’ennuie.

Et maintenant la diversité comme les entreprises la voient
“La tentation du repli identitaire. La question de la diversité, c’est à dire du traitement spécifique de certaines populations (femmes, jeunes, seniors, minorités raciales, personnes en situation de handicap, habitants des quartiers difficiles, homosexuels ...)”
Arrivée à cette liste j’étais prêt à arrêter ma lecture. Les femmes une sorte de minorité? En France il y a 105 femmes pour 100 hommes. Si on ajoute les “seniors” (si on est vieux à 50 ans et doit travailler jusqu’à 67 avec une espérance de vie autour de 80 ans, comment appele-t-on les seniors ++?)
et les jeunes, cela fait du monde. On ne peut pas vraiment parler de minorités face à l’emploi.
Pour ne pas faire de jugement hâtive contre les auteurs de l’article, j’ai finalement continué la lecture. J’ai eu raison, car ils sont arrivés à la même conclusion que moi. Je cite :


Trop rares sont les organisations qui sont prêtes à considérer la diversité pour ce qu’elle est vraiment : un investissement ... rentable.
L’obstacle est culturel, il n’en est que plus redoutable. Il faudrait que les entreprises remettent en cause le poids de la norme standardisée à l’embauche qui étouffe leur créativité et leurs capacités d’innovation en même temps qu’elle entrave leur efficacité. D’autant que si l’on additionne toutes les catégories visées par les politiques de diversité, c’est peu ou prou toute la population qui est concernée. Seul y  échappe l’homme de moins de 50 ans (et de plus de 30), correctement formé, dûment intégré.


En clair une minorité est déclarée majorité et la seule à avoir droit à la considération des décideurs.
Avec une attitude comme cela, ce n’est pas étonnant que la France perd de plus en plus de terrain, a de moins en moins d’industries, manque d’innovation.
C’est dommage que les décideurs n’appliquent pas les critères d’embauche pour leurs personnels à eux même. Il ne resterait plus grand monde.
Regardons l'âge des membre du conseil d’administration de Véolia environnement (raison: on en a parlé dans la presse)
Henri Proglio né en 1949 un vieux, Antoine Frérot (1958) cela commence à être limite question boulot, Jean Azéma (1953) ce n’est pas mieux, Daniel Bouton (1950), Jean François Dehecq (1940) senior ++, Jean Marc Espaliou (1952), Augustin de Romanet (1961) enfin un qui peut probablement avancer l’argument qu’il est entré avant l’âge fatidique de 50 ans. Cinq ont même dépassé l’âge légale de la retraite de 65 ans. Une seule femme au tableau.
(Lien vers la liste complète) des 18 personnes dans le conseil

Pour les chiffres sur le travail des femmes consultez le site maviepro


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