La crise des banques d’investissement

Publié le par Oui-mais

Il y  environs une semaine Lionel Jospin a dit sur France Inter que seulement 2 % des opérations bancaires étaient encore liées à l’économie réelle, des crédits et transactions avec des entreprises et personnes. Et le reste ? Des transactions ventes et achats de titres. Comme on apprend maintenant, en partie la revente de risques.
On dit couramment “jouer à la bourse”. Là, c’était du poker pur. (Pour ce qui suit je me base sur un long article de “Die Zeit”).
Il y a quelques jours la “Deutsche Bank” a repris 30% de la Banque Postale allemande. Ici en France, cela me semble juste inquiétant sans plus. Mais il faut savoir qu’en 2004, quand la Banque Postale était mise en vente, le chancelier de l’époque l’avait déjà proposé à la “Deutsche Bank” qui n’était pas intéressé. 14 millions de clients et des filiales, c’est nul. En investissant dans des titres elle faisait 30% de bénéfice par an. Maintenant des clients avec des vraies économies redeviennent à nouveau intéressant - ils permettent de limiter les pertes et de devoir emprunter chez d’autres banques......
Mais pourquoi, avec des gains si importants, le système s'effondre si vite? Là, nous revenons au poker. Pas seulement que des titres à haut risque étaient cachés dans des paquets de titres divers, et vendu à des acheteurs qui n’étaient pas au courant, en plus, ces banquiers “si intelligents” jouent à crédit. Avec un (!) Dollar, on emprunte 30, depuis quelque temps même 40, qu’on place. L’ennui, si le titre sur lequel on a parié perd quelques pour-cents, on perd tout son capital - et il n’y a plus que les dettes.
Dans ce contexte, le désir de notre gouvernement de vendre La Poste est incompréhensible.

Publié dans Archives 2007-2008

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