La liberté des journalistes français

Publié le par Oui-mais

Notre président va nommer personnellement le directeur de France Télévision et est un ami intime du propriétaire de TF 1. Dans ces conditions qu’est-ce qui reste de la liberté de la presse en France ?
Ma question à moi : Est-ce que la liberté de la presse existait auparavant ?
Il y a environs 30 ans des journalistes allemands s’étonnaient de l'absence d’articles critiques sur l’énergie nucléaire en France. Un reporter (je crois du Monde) leur a dit qu’il n’avait pas les compétences techniques. Comme si seul un diplômé en physique nucléaire pourrait écrire sur le sujet. Puis il y a les affaires récurrentes, où le pouvoir menace d’interdire l’accès à des conférences de presse si certains journalistes, visiblement trop critiquent sont envoyé par leur employeurs.
Il y a quelques années, dans le cadres de mon travail - donc probablement avant une “semaine de la presse à l’école” - j’ai eu le plaisir d’écouter une conférence sur l’histoire des journaux de province en France. Depuis je comprends mieux le manque d’enthousiasme des français envers les quotidiens. En effet, autrefois c’était le rôle des journaux de province d’expliquer “au peuple” les décisions et lois décidés dans la capitale. Une position personnelle des rédacteurs n’était pas prévu. J’ai aussi appris que dans la majorité des départements il existent au moins deux quotidiens différents - pas toujours avec des propriétaires distinctes. La cause ? En Charente-Maritime le journal “Sud-Ouest” avait racheté son concurrent en se disant que comme cela, vue que les lecteurs n’avaient pas le choix, ils allaient tous acheter Sud-Ouest. Il se trouve qu’ils se sont trompé, ils ont perdu des lecteurs. La Charente-Maritime serait le département où se vendent les moins de quotidiens.
D’après l’INSEE 29% de la population lit régulièrement un quotidien régional (pdf p. 4 lien
ICI); en Allemagne 61% .
Quand je vivais en Allemagne, il y a longtemps, je lisais régulièrement un quotidien régional. Mes tentatives en France était tellement frustrant que j’ai presque complètement abandonné.
Juste deux exemples : Il y a quelques années la page de titre le journal Sud-Ouest annonçait un article sur le développement de la population - en guise d’article le “journaliste” balançait les chiffres bruts de l’INSEE à la tête du lecteur, sans aucune aide à la compréhension. Après le deuxième tour des élections municipales cette année, j’ai acheté le même journal qui annonçait “les résultats commune par commune” - en réalité il ne s’agissait que des résultat du seconde tour. Les communes qui avaient trouvé un maire le premier dimanche n’apparaissait pas. Dans ces conditions il était plus simple d’attendre les mis à jour des infobox sur les pages des communes dans
Wikipédia.

Publié dans Archives 2007-2008

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